Armel Le Cléac'h vainqueur du Vendée Globe

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Armel Le Cléac'h vainqueur du Vendée Globe

Dépassement de soi

Armel Le Cléac'h s'adjuge brillamment l'édition 2016-2017 du Vendée Globe, course autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance, sur des voiliers monocoques 60 pieds IMOCA.
Félicitations à Armel pour cette brillante victoire, totalement méritée après ses deux deuxièmes places lors des précédentes éditions de 2008 et 2012.


ARMEL LE CLÉAC'H SKIPPER

Né le 11 mai 1977 à Saint-Pol-de-Léon

LES DATES CLÉS 

1986 : PREMIÈRE RÉGATE...

C’est à l’âge de 9 ans que le jeune Armel Le Cléac’h, licencié depuis peu au Centre Nautique de Saint-Pol-de-Léon, dispute sa première course en Optimist à Carantec (Finistère). « Il fallait comprendre le parcours, comment prendre un départ, du coup, je me suis contenté de suivre les autres, j’ai dû finir entre la 30e et la 40e place. Mais tout de suite, je me suis dit que je ferais mieux la prochaine fois, preuve que ça m’a accroché. J’arrête le foot, j’étais un gardien de but sans grand talent, et je deviens assidu aux cours d’Optimist. L’année suivante, je gagne ma première régate en benjamin, à Térénez. J’étais très fier de ramener la coupe à la maison, je me sentais comme un vrai Champion du Monde ! »

"Je me sentais comme un vrai Champion du Monde"

En plus des cours le mercredi et le week-end, Armel passe ses étés sur l’eau à bord du Melody familial : « Nous allions aux Scilly, où nous croisions souvent la famille Troussel. Au programme : pêche à la crevette, balades sur les plages… Je me souviens aussi de mon père qui suivait la Solitaire du Figaro à la VHF, cela a dû me donner des envies… »

 

MAI 1994 : PREMIÈRE NUIT EN MER EN COURSE...

Après l’Optimist, Armel passe en 420, mais se tourne bien vite vers l’habitable, via la bande de la Baie de Morlaix : Jérémie Beyou l’emmène sur le Quarter* de son père, Nicolas Troussel  sur le Dehler 36* d’un propriétaire de Carantec, à bord duquel « Mémel » passe sa première nuit en mer lors du Tresco, un aller-retour entre Morlaix et Guernesey très prisé de ce côté du Finistère. « La grande aventure » et une nouvelle invitation à voir plus loin pour celui qui décide alors de renoncer à suivre la voie de l’olympisme pour se tourner vers le large et la classe Figaro-Bénéteau, comme son frère aîné Gaël, vainqueur du Challenge Espoir Crédit Agricole en 1995, un an après Franck Cammas. « J’ai pu ainsi faire une saison en équipage avec mon frère ; parallèlement, le père de Jérémie avait acheté un Figaro, sur lequel nous avons navigué en équipage et en double, c’était idéal pour s’initier… »

JUILLET 1997 : PREMIÈRE COURSE EN SOLO...

Cette fois, c’est sûr, c’est bien au large que se dessine l’avenir nautique d’Armel Le Cléac’h qui, en 1997, dispute sa première course en solitaire, la Solo Le Télégramme. « Un tour du Finistère par étapes à bord d’un Figaro Rivage, dont le vainqueur se voyait attribuer pour un an un Figaro de course aux couleurs du Télégramme. J’en garde un super souvenir, il y avait Nico Troussel, Erwan Tabarly, Charles Caudrelier, Antoine Koch… Je fais deuxième derrière Erwan Dubois, et encore deuxième l’année suivante derrière Nico (Troussel). »

A 20 ans, Armel tutoie le haut niveau, mais pas question pour autant de délaisser les études pour les parents ! « C’était « Passe ton Bac d’abord ! », se souvient l’intéressé. Ce que j’ai fait à Morlaix, j’ai ensuite enchaîné sur une classe préparatoire de Maths Sup à Lorient, puis un DUT de Mesures Physiques à Lannion. J’intègre l’INSA à Rennes en 1998. » Au sein de l’école d’ingénieur rennaise, un programme aménagé permet à l’étudiant-marin de passer la fin de la semaine à Port-la-Forêt, déterminé à remporter, comme son frère aîné, le Challenge Espoir Crédit Agricole.

DÉCEMBRE 1999 : L'ENTRÉE DANS LA "COUR DES GRANDS"

Bingo ! Pour sa deuxième tentative, Armel Le Cléac’h remporte ce Challenge Espoir Crédit Agricole et donc les clefs d’un Figaro pour deux ans, budget de fonctionnement sur le circuit 

" J’avais beaucoup bossé pour ça "

compris. « C’est un objectif que je m’étais fixé et j’avais beaucoup bossé pour ça : quand j’étais à l’INSA, dès que je pouvais, je filais à Perros-Guirec pour passer l’écluse à 7h du mat’, faire 25 virements et 30 empannages tout seul dans 25 nœuds et rentrer à la nuit tombée. J’étais à fond, parce que je savais qu’il n’y aurait pas 36 possibilités, c’était un tournant pour moi : soit je réussissais, soit je me concentrais sur les études pour devenir ingénieur. » La sélection, dans le petit temps, est compliquée, mais Armel se hisse en finale, opposé à Sébastien Col. « Quand j’ai vu les conditions, 20 nœuds de vent, j’ai compris que c’était pour moi et je gagne les deux manches. Je me souviens que le matin même j’avais découvert dans le journal le parcours de la Solitaire 2000 ; le soir, je me dis que j’ai gagné le droit de la faire ! » Cette fois, les études n’y résistent pas, même si Armel tentera bien plus tard d’aller au bout de la démarche en mettant en place un dossier d’équivalence pour obtenir son diplôme d’ingénieur. Figaro et budget en poche, le Saint-Politain ne tarde pas à faire des étincelles, marquant le début de saison 2000 de son empreinte (victoires sur la Solo Concarneau, l’Obélix Trophy en équipage, la Transmanche en double), des résultats qui lui permettent d’aborder sereinement sa première Solitaire. Et là encore, la magie opère : il termine deuxième derrière Pascal Bidégorry, une performance inégalée pour un bizuth. « Je me fais un nom », commente-t-il sobrement.

AOÛT 2003 : UNE VICTOIRE EN APPELLE UNE AUTRE...

Lorsqu’il se présente au départ de sa quatrième Solitaire du Figaro, en 2003, Armel Le Cléac’h n’est plus un débutant. L’année précédente, il lui a fallu « courir les sponsors » après la fin de son contrat avec le Crédit Agricole, le hasard lui a permis de succéder à Sébastien Josse, parti sur un projet de Vendée Globe, avec Créaline. Cette édition est marquée par le changement de bateau qui, comme les compteurs sont remis à zéro, attire pas mal d’anciens (Michel Desjoyeaux, Loïck Peyron, Lionel Péan, Alain Gautier…). 4e de la première étape, Armel gagne la seconde, sa première victoire d’étape, à La Rochelle, et attaque la dernière en deuxième position au général, à 19 minutes d’Alain Gautier. La fin ? Créaline franchit la ligne à la 14e place, et Armel apprend qu’il l’emporte pour 13 petites secondes, le plus petit écart jamais enregistré. Cette fois, le Finistérien domine la cour des grands, récompensé d’un investissement sans faille depuis ses débuts sur le support. « Je m’étais bien préparé, dans ma bulle, sans me soucier des autres, ça a marché. »

"Un vrai rêve de gosse qui se réalise"

Neuf mois plus tard, après avoir eu des difficultés à trouver un sponsor, déniché deux semaines avant le départ, le succès est de nouveau au rendez-vous, cette fois en double, sur la Transat AG2R, remportée au côté du copain de la Baie de Morlaix, Nicolas Troussel. « Une victoire particulière, grâce à une super option après Madère. On apprend la veille de l’arrivée qu’on est en tête et on arrive le jour de notre anniversaire commun. C’est toute une histoire d’apprentissage, de galères, de réussites aussi, qui se conclut par un truc énorme, un vrai rêve de gosse pour tous les deux ! ». 


NOVEMBRE 2005 : LE COUP D'ARRÊT

Grâce à ses deux succès sur la Solitaire puis l’AG2R, Armel Le Cléac’h se voit confier en 2005 la barre du trimaran Orma Foncia. « Fin 2003, Alain Gautier me donne rendez-vous au Salon nautique, il me dit qu’il veut faire un break et qu’il cherche un remplaçant sur son trimaran. Il compte proposer trois profils différents à Foncia : un marin d’expérience, Loïck Peyron, une femme, Ellen MacArthur, et un jeune en devenir, moi. Il me demande si je suis d’accord, je réfléchis cinq minutes, et je lui dis : « OK, super ! » Quelques mois passent et une semaine avant le départ de l’AG2R à Lorient, Alain m’appelle et me dit : « C’est toi qui a été choisi, tu n’en parles pas, même pas à Nico (Troussel). » Je fais la course, c’est dur de garder le secret, et à mon arrivée, la nouvelle est officialisée, je pars aussitôt faire le convoyage entre Boston, où Alain venait de terminer la Transat Anglaise, et Québec, et j’enchaîne sur la Québec-Saint-Malo. »

L’année suivante, Armel, devenu le skipper de Foncia, se présente au départ de la Transat Jacques-Vabre avec Damian Foxall, les deux hommes chavirent au bout de deux jours dans un Golfe de Gascogne qui fera de nombreux dégâts. Et notamment dans la tête du Saint-Politain : « Je me pose des questions : ai-je fait les bons choix ? Suis-je toujours partant pour la Route du Rhum un an plus tard ? Et finalement, j’annonce à Foncia que je renonce, parce que je trouve trop dangereux de faire le Rhum sur ce bateau-là. Ce n’était pas une décision simple : j’avais 28 ans, tout se passait bien jusqu’ici, je sais que l’histoire va se terminer avec Foncia et que cela risque d’être amplifié par la presse, mais je suis clair dans ma tête. »


NOVEMBRE 2008 : LA RENAISSANCE

Sans partenaire, Armel Le Cléac’h, après un break bienvenu chez son grand-oncle aux Marquises, décide de se fixer de nouveaux objectifs et de viser la classe Imoca, avec en lignes de mire la Route du Rhum 2006 puis le Vendée Globe 2008. En activant ses réseaux, il tombe sur une oreille intéressée chez Brit Air et le voilà parti pour une aventure de cinq ans en monocoque Imoca, qui débutera par une prometteuse quatrième place sur la Route du Rhum 2006 et se poursuivra par une deuxième place sur le Vendée Globe 2008-2009, son premier tour du monde initiatique à bord d’un plan Finot-Conq construit chez Multiplast. « Mon objectif était d’abord de finir, c’est pour ça que nous avions fait un bateau costaud. 

"Mon objectif était d’abord de finir, c’est pour ça que nous avions fait un bateau costaud"

Je n’avais pas l’expérience suffisante pour jouer aux avant-postes, mais les aléas de la course, le chavirage de Jean (Le Cam), le démâtage de Vincent (Riou), Bilou (Jourdain) qui perd sa quille, et tout de même une bonne dose de persévérance m’ont permis de finir deuxième. C’était génial, mais j’ai davantage vécu ce Vendée Globe comme une aventure que comme une course. » L’histoire avec Brit Air se termine en beauté, sur « une dernière année incroyable » en 2010, marquée par deux victoires, sur l’AG2R et la Solitaire du Figaro, et une deuxième place sur la Route du Rhum pour la dernière sortie de l’Imoca Brit Air !

NOVEMBRE 2012 - JANVIER 2013 : LA RÉGATE PLANÉTAIRE

"J'ai joué la gagne"

Au sommet de la hiérarchie nautique tricolore, Armel Le Cléac’h ne reste pas bien longtemps sans partenaire : début 2011, Banque Populaire, désireux de se lancer dans un premier projet de Vendée Globe, le contacte puis le choisit pour prendre en main l’ancien Foncia 2 de Michel Desjoyeaux en vue du tour du monde. Troisième de la Jacques-Vabre 2011, le Finistérien se présente un an plus tard au départ de son second Vendée Globe dans la peau d’un sérieux prétendant à la victoire. « Ce n’était plus du tout la même histoire. Ce Vendée a été pour moi une course de A à Z, je jouais la gagne, tout était réuni pour… » Mais pour 3h17, plus faible écart jamais enregistré sur le tour du monde, et au terme d’un « mano a mano » haletant avec François Gabart, c’est encore à la deuxième place que termine Armel. Du côté du skipper comme de son partenaire, l’histoire, vécue avec passion, ne peut se terminer ainsi : « Au départ, nous n’étions partis que pour une édition. Mais cela leur avait tellement plu chez Banque Populaire que quelques semaines après l’arrivée, ils m’ont proposé d’y retourner en me donnant les moyens de jouer la gagne. » Le marin réfléchit, consulte ses proches avant d’accepter. Le projet Banque Populaire VIII peut démarrer…

"Banque Populaire m'a proposé d'y retourner en me donnant les moyens de jouer la gagne"

AOÛT 2014 : LA DÉCHIRURE...

Avant même de s’élancer pour son deuxième tour du monde (Vendée Globe 2012-2013), Armel Le Cléac’h sait que l’aventure avec Banque Populaire se poursuivra sur trois coques à son retour. L’idée est de disputer la Route du Rhum sur l’ancien Groupama 3, vainqueur de l’édition 2010 avec Franck Cammas, alors racheté par Banque Populaire. Malgré son expérience malheureuse de 2005, Armel s’en réjouit. « Sept ans plus tard, je n’étais plus le même marin : j’avais l’expérience d’un Vendée Globe dans les pattes, de deux Route du Rhum, de plusieurs traversées de l’Atlantique… Surtout, le bateau n’avait rien à voir avec Foncia. J’avais pas mal discuté avec Franck Cammas qui m’avait expliqué qu’il ne s’était jamais senti réellement en danger. Du coup, quand Ronan Lucas m’en a parlé, c’est vite devenu une évidence. »

Au retour du Vendée, le skipper prend en main sa nouvelle monture, le Maxi Solo Banque Populaire VII, et se lance en 2013/2014 sur une première campagne victorieuse de records en solitaire (Méditerranée, Route de la Découverte, 24 heures) qui lui permet de prendre confiance et d’aborder sereinement la préparation du Rhum. Mais en août 2014, tout s’écroule : victime d’une blessure à la main droite, Armel doit renoncer à s’aligner au départ de Saint-Malo. Même la victoire de Loïck Peyron, appelé à la rescousse par Banque Populaire, ne suffira pas à consoler le Saint-Politain : « C’est le moment le plus dur de ma carrière. J’étais sur une rampe de lancement idéale pour gagner la Route du Rhum, un de mes rêves de gosse, le fait de devoir faire une croix dessus a été très dur à vivre. J’ai essayé d’apporter ce que je pouvais pour aider Loïck à la gagner, je tentais de faire bonne figure, mais j’étais au fond du trou. Avec plus de recul, c’est évidemment une belle réussite pour l’équipe et Banque Populaire, cela montre que l’engagement sur le long terme finit par payer. Et les retombées, énormes, nous ont permis de valider le projet Ultime. »

FÉVRIER 2015 : VERS UN NOUVEL ENVOL...

L’expérience de cette Route du Rhum et de sa préparation a effectivement compté pour beaucoup dans la décision de Banque Populaire de se lancer dans l’aventure du collectif Ultim : le nouveau Banque Populaire VIII n’est pas encore sorti de chantier que le groupe annonce en février 2015 le lancement de son successeur, le Maxi Banque Populaire IX, trimaran de plus de 30 mètres, dont l’objectif est de disputer courses et records en solitaire jusqu’en 2019, tour du monde compris : " Aujourd’hui, avec nos expériences sur Banque Populaire V et VII et les miennes sur mes Vendée Globe, nous savons que c’est faisable de faire un tour du monde sur ces gros bateaux, parce que la vitesse et le routage permettent d’éviter les gros coups de vent. C’est un nouveau défi fabuleux qui s’ouvre à nous, technologique et sportif. Je suis un marin heureux..."

NOVEMBRE 2015 : PREMIER TEST SUR LA TRANSAT JACQUES VABRE

"Nous partons un peu dans l’inconnu, notamment en ce qui concerne la fiabilité de ces appendices que nous découvrons"

Armel Le Cléac'h

L’équipe technique de Banque Populaire, basée à Lorient dans l’ancienne base des sous-marins, n’a pas lésiné pour optimiser son nouveau 60 pieds. Et dans le bassin Paul Vatine au Havre, la grande préoccupation est de savoir comment les « foilers » vont se comporter dans le mauvais temps annoncé face aux bateaux de l’ancienne génération. Armel n’élude pas la question : « nous partons un peu dans l’inconnu, notamment en ce qui concerne la fiabilité de ces appendices que nous découvrons, et comme la météo prévoit trois sévères dépressions, nous serons vite fixés. »

Alors que les abandons se succèdent sur avaries structurelles (onze sur vingt partants), Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly traversent en bons marins la tempête, ne prennent pas de risques inconsidérés, et signent une prometteuse seconde place derrière Vincent Riou et Sébastien Col (PRB). Banque Populaire VIII est le seul « foiler », classé, à l’arrivée. Suite à ce premier test corsé, Armel,  dont l’objectif reste le Vendée Globe dans un an, décide de ne pas s’aligner sur la Transat B to B qualificative pour le tour du monde sans escales ni assistance, et le bateau rentre directement à Lorient en cargo pour y être totalement démonté et vérifié.

MAI 2016 : OBJECTIF  THE TRANSAT !

Fiabilisé, optimisé et renforcé au niveau de la structure (les varangues), comme tous les bateaux munis de foils, Banque Populaire VIII sort de chantier au printemps plus fringant que jamais.

Sur la route le préparant à son troisième Vendée Globe consécutif, Armel Le Cléac’h a pris la décision de disputer « The Transat Bakerly » la fameuse Transat Anglaise entre le Sud de l’Angleterre et la côte Est des Etats-Unis, et qui a notamment révélé un certain Eric Tabarly, en 1964. « Non seulement, j’ai comme objectif de remporter cette épreuve mythique entre Plymouth et New York, mais ce parcours sélectif qui privilégie les allures face au vent est un excellent test pour s’assurer de la fiabilité de Banque Populaire VIII » avoue le Finistérien, qui part clairement pour gagner sa première grande épreuve en IMOCA.

À l’issue de 12 jours et 2 heures d’une course menée tambour battant mais avec intelligence et brio, c’est chose faite ! Armel Le Cléac’h est le premier à passer sous le pont de Verrazano, devant… Vincent Riou (PRB). Comme à son habitude, le marin est modeste dans la victoire, avouant que ces bateaux sont durs à mener : « on va parfois 10 % plus vite, soit deux nœuds en plus ! Ça amène beaucoup d’inconfort. Il faut vraiment bien se tenir quand on se déplace à l’intérieur. Il y a parfois des mouvements très brusques : on peut vite se blesser ou se faire mal. Mais ça gîte un peu moins parce que le foil amène de la stabilité latérale. Le bateau se redresse quand on va vite et on navigue moins penché que sur les monocoques de la génération précédente. Il y a un équilibre à trouver, mais cela reste des bateaux difficiles, très usines à gaz avec tous les réglages, les ballasts… tout ça dans une humidité assez permanente. » Il n’y a désormais plus guère de doutes sur le potentiel des « foilers ». Quant à Armel, il s’installe petit à petit dans le costume de favori du Vendée Globe.

Quelques semaines plus tard, la nouvelle Transat New York-Les Sables, doit permettre au skipper de valider encore des détails sur les pilotes automatiques, les systèmes embarqués, certaines voiles…
Dès le départ, les leaders rencontrent un important banc de poissons à carapace dure (des mola-mola dira la direction de course ; ndlr) et l’un des foils de Banque Populaire se brise dans un choc, nécessitant une escale technique, et donc l’abandon inéluctable. Il n’est malheureusement pas le seul, car plus d’un tiers des concurrents doit faire demi-tour (5 marins sur 14 engagés au départ !). Armel rentre donc en convoyage rapide vers la Bretagne avec deux membres de son équipe dont Kevin Escoffier, le responsable du bureau d’études, et en profite pour engranger toujours plus de données, qui vont lui permettre d’affiner encore un peu plus les « vitesses-cible » pour mieux « nourrir » son logiciel de routage.
 

"Mes Jeux Olympiques à moi, c’est le Vendée Globe, et je veux l’or ! »

Armel Le Cléac'h

Banque Populaire VIII entrant pour un ultime chantier estival, Armel se ressource en famille pendant le mois de juillet, avant de s’envoler début août à Rio de Janeiro pour encourager l’Equipe de France de voile olympique. Il est aux premières loges pour apprécier à sa juste valeur la portée de l’exploit de Charline Picon, médaillée d’or en planche à voile. Il a de fait déclaré quelques semaines plus tôt « mes Jeux Olympiques à moi, c’est le Vendée Globe, et je veux l’or ! »

OCTOBRE 2016 : ENFIN AUX SABLES !

Armel Le Cléac’h s’est adjugé quelques semaines plus tôt le trophée Azimut-IMOCA 60 sur 24 heures à Lorient, devant tous les autres favoris français du Vendée Globe.

Le compte à rebours est désormais lancé, et le bateau parfaitement prêt pour le grand départ le 6 novembre 2016...

http://www.voile.banquepopulaire.fr/portraits/les-dates-cles-d-armel-le-cleac-h/


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